Wingly, une startup aux particularités franco-allemandes

Bertrand Joab-Cornu, co-fondateur de la startup de coavionnage Wingly, nous parle du lancement de la nouvelle plateforme de réservations d'avion privé et de sa réussite franco-allemande, en direct de la Maison de l'Alsace, le 24

Bertrand Joab-Cornu, co-fondateur de la startup de coavionnage Wingly, nous parle du lancement de la nouvelle plateforme de réservations d’avion privé et de sa réussite franco-allemande, en direct de la Maison de l’Alsace, le 24 septembre dernier.

Une startup franco-allemande

« Merci de nous avoir invité pour ce témoignage d’une startup qui est particulièrement franco-allemande, une particularité qui aujourd’hui nous permet d’être un leader par rapport à nos concurrents et d’être un des seuls vecteurs du coavionnage qui subsiste. On est franco-allemand parce qu’avec moi, il y a Lars, ici présent, qui lui est allemand. Il vient de Cologne.

Je vais d’abord vous dire ce que c’est que le coavionnage puis vous expliquer comment on réalise 50% de notre activité en Allemagne, 50% de notre activité en France. Mais aussi comment le fait d’être allé en Allemagne nous a sauvé d’un point de vue réglementaire, parce qu’au départ, on s’était fait interdire en France.

Qu’est-ce que le coavionnage ?

C’est un peu comme le covoiturage avec Blablacar avec une plate-forme web mais dans l’utilisation, on est plus loisir touriste que transport. Concrètement, on met en relation des pilotes privés et des passagers pour qu’ils partagent ensemble un vol en avion privé (type avion de 4 places).

On vend aujourd’hui sur Wingly à 60 % des ballades aériennes (Châteaux de la Loire, Mont Saint-Michel, week-ends à Deauville et la même chose en Allemagne).

Notre vision à long terme, c’est d’amener le monde de l’économie collaborative dans le monde de l’aviation privée.

On vient de ce monde, on est 25% de pilotes dans la société.

Bertrand Joab-Cornu et Lars Klein à gauche, co-fondateurs de Wingly, à la maison de l’Alsace

L’histoire de Wingly 

On s’est lancé en 2015, c’est réellement la rencontre de 3 associés qui a permis de créer la société. J’étais en école d’ingénieur, et avec un ami pilote, on s’était dit : « un jour, on lancera une plate-forme de coavionnage ».

Et un jour, on a vu un allemand qui avait posté un projet de coavionnage sur un site internet. Il avait aussi une société de développement web à Berlin. Il y avait donc le matching des compétences pour lancer la société.

D’un point de vue marché de l’aviation privée, il est plus gros en France. On connaissait bien le marché et le réseau en France, alors Lars est venu s’installer à Paris.

Très vite, on a eu un très bon démarrage. On surfait sur une tendance économie collaborative et un loisir d’exception. On a eu un vrai buzz.

Au bout d’un mois et demi, l’aviation civile française a commencé à se poser des questions, avec la polémique Uber contre les taxis. Et les syndicats très puissants de ce secteur ont tiré une sonnette d’alarme et on nous a forcé à fermer. Il y avait des concurrents qui s’étaient lancés en France, on se réunissait.

Nous, on a pu, grâce à Lars, demander les autorisations au gouvernement allemand. On s’est lancé assez rapidement en Allemagne et 4 mois plus tard, on a eu un très bon démarrage.

Ensuite, on a dû revenir au niveau européen et au bout d’un an, nous avons obtenu les autorisations.

Wingly aujourd’hui, c’est : 

200 000 inscrits, 13 000 pilotes et 13 000 passagers en vol. On a une dynamique de startups: on a cherché à financer notre croissance avec des levées de fonds, également avec des acteurs franco-allemands.

Aujourd’hui, on a fait 2 tours d’investissement, un de 500 000 euros au bout d’un an et un deuxième de 2 millions d’euros il y a 6 mois. A chaque tour, on a à peu près la moitié d’investissement allemand, la moitié d’investissement français. Beaucoup de l’industrie aéronautique et du monde des startups, qui vont nous aider surtout pour la partie marketing digital.

Une plateforme comme la nôtre doit maîtriser un équilibre assez fin entre l’offre et la demande. Il nous faut à la fois beaucoup de pilotes pour que vous, passagers, vous vous connectiez, que vous ayez l’offre suffisante qui vous satisfasse. Et il faut que les pilotes aient des réservations sinon Wingly perdrait de son efficacité au bout de quelque mois. C’est une des particularités d’une plate-forme comme la nôtre d’avoir de gros investissements en communication pour générer du trafic. »

Merci Bertrand pour cette succes story!

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