Simon Basler, ferme Pierrevelcin : « manger sain est devenu une vraie préoccupation »

Du haut de ses trente ans, Simon Basler a la sérénité des gens qui ont réalisé leur rêve d’enfant. Aussi loin qu’il se souvienne, il n’envisageait pas de faire autre chose que d’avoir une exploitation agricole

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Du haut de ses trente ans, Simon Basler a la sérénité des gens qui ont réalisé leur rêve d’enfant. Aussi loin qu’il se souvienne, il n’envisageait pas de faire autre chose que d’avoir une exploitation agricole un jour. Un choix professionnel qui est aussi un art de vivre.

 

Qui êtes-vous et quel est votre parcours ?
Simon Basler : après un BTS « analyse et conduite des systèmes d’exploitation», j’ai décidé de m’orienter vers la transformation de produits et je suis parti en Haute-Savoie pour y suivre une formation sur la fabrication du fromage. J’ai cumulé les expériences salariées en tant qu’ouvrier agricole mais j’avais toujours en tête l’idée d’être un jour à mon compte. A 26 ans, je me suis senti prêt à faire le grand saut vers l’indépendance. J’avais fait la connaissance de M. Pierrevelcin lors d’un de mes stages et je savais qu’il n’avait pas de repreneur pour son exploitation à Lapoutroie (68).

 

Comment s’est passé la reprise de l’exploitation ?
Simon Basler : Emilie Pierrevelcin, la fille d’Hubert, l’exploitant de la ferme avait rejoint l’exploitation familiale. Nous avons créé une association, j’ai racheté une partie des parts de la ferme.

 

Pour reprendre la ferme vous avez choisi de vous associer, un exemple de nouvelle organisation ?
Simon Basler : Effectivement c’est une nouvelle organisation dans l’exploitation des fermes. Avec Emilie, on y trouve de nombreux avantages. L’association permet de mieux organiser le temps de travail, de libérer du temps libre pour chacun, une vie sociale et de partir en vacances. Ce type d’organisation représente l’avenir des exploitations et est de plus en plus plébiscité par de futurs exploitants.

 

Le choix de l’agriculture bio, qu’est-ce que cela vous apporté de plus ?
Simon Basler : Avant que nous reprenions la ferme avec Emilie, les produits de la ferme répondaient déjà aux normes du bio mais la ferme n’avait pas le label. J’ai fait toutes les démarches pour obtenir la certification bio, c’est un plus pour la vente des produits mais aussi pour l’exploitation. Cela permet d’avoir une cohérence globale dans le processus de fabrication. La certification bio a engendré un surcoût au niveau de l’alimentation des vaches qui sont nourries exclusivement avec des aliments certifiés bio mais ce surcoût n’a pas été répercuté sur les prix de vente.

 

Quels sont les produits fabriqués à la ferme ?
Simon Basler : Munster, blanc salé, fromage râpé, beurre, raclette (en hiver), blanc salé à l’ail des ours (au printemps), steaks hachés, etc…

 

Qu’est-ce qui a changé dans le métier ?
Simon Basler : La façon de travailler n’a pas vraiment changé, les recettes sont toujours les mêmes pour fabriquer le fromage. Ce qui a changé c’est le regard de la société, le métier est bien perçu aujourd’hui. Il y a une reconnaissance qui s’installe du rôle du fermier, son importance et la qualité des produits fabriqués (manger sain est devenue une vraie préoccupation).

 

Des conseils à de futurs exploitants ?
Simon Basler : il faut avoir une bonne formation et s’enrichir de toutes les expériences. Bien étudier ses investissements et ne pas se lancer dans des investissements démesurés.

 

Où trouver les bons produits de la Ferme Pierrvelcin-Basler ?
Au marché de Kaysersberg, de Neuf Brisach et de Wintzenheim
Au marché nocturne l’été à Orbey
Au cellier des montagnes à Lapoutroie, un magasin qui regroupe 15 producteurs

 

Ferme Pierrevelcin-Basler / 68650 Lapoutroie / Tél : 03 89 47 50 89 / Page Facebook

clarisse.stein@orange.fr

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