Startup Factory, nouvel acteur alsacien dans l’amorçage et l’accélération

Fabrice Cezard et Jonathan Boujo, deux entrepreneurs aux multiples casquettes, lancent StartUp Factory, un pôle d'amorçage et d'accélération pour les startup alsaciennes.   Cela fait plus d'un an que le projet se monte discrètement, presque secrètement, depuis

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Fabrice Cezard et Jonathan Boujo, deux entrepreneurs aux multiples casquettes, lancent StartUp Factory, un pôle d’amorçage et d’accélération pour les startup alsaciennes.

 

Cela fait plus d’un an que le projet se monte discrètement, presque secrètement, depuis Strasbourg. Son nom de code : StartUp Factory. Sa mission : devenir un pôle d’amorçage, de développement et d’accélération des startup de la région. « Un incubateur qui n’est pas un incubateur », précise Fabrice Cézard, l’un des deux instigateurs à l’origine du projet.

 

Car StartUp Factory n’aura pas de locaux dédié et fonctionnera à la manière d’un réseau. Jonathan Boujo, créateur de l’agence Crealiz, spécialisée dans l’informatique et la téléphonie, et second pilier du projet, explique : « Nous allons étudier les demandes des startup et identifier ce dont elles ont besoin pour grandir, en termes de financements, de compétences, de matériel etc. Sur cette base, nous leur proposerons un plan d’action et nous entrerons à leur capital, comme pour une opération de capital venture (1) classique. »

StartUp Factory, agir en réseau

Pour mener à bien ce plan d’action, StartUp Factory s’est structurée autour d’une dizaine de personnes, chacune d’entre elles étant « identifiée comme leader, ou expert, sur son secteur, ajoute Fabrice Cézard, PDG d’AnalyTIC.digital et directeur de la startup ViJump. Jonathan Boujo par exemple, installé au Canada pour gérer la filiale de Crealiz, interviendra sur l’internationalisation de startup. « Je m’occuperais des mises en relation dont elles auront besoin et des opportunités de business, sur le secteur de l’Amérique du Nord », précise-t-il.

 

Un autre leader jouera le rôle de directeur des affaires financières, pour rechercher des financements  auprès des banques, des différents organismes privés et public, en Bourse, en capital venture ou en sponsoring. Chaque leader mobilisera « un second niveau de ressources opérationnelles » au sein de sa propre entreprise ou de son réseau. StartUp Factory n’apportera donc « pas de cash » aux entrepreneurs et ses membres se rémunèreront lors de la revente des parts acquises au capital des startup.

Aller plus vite pour les startup innovantes

Si StartUp Factory vise à donner un coup de pouce aux entrepreneur(e)s, Fabrice Cézard et Jonathan Boujo estiment également que cela répond aux besoins de ceux pour qui « le modèle et le processus des incubateurs ne correspond pas. Sur des secteurs très innovants, certaines startup ont besoin d’aller très vite, pour éviter de se faire copier par exemple. »

 

(1) Une opération de capital venture consiste à investir dans une entreprise jeune, voire en cours de création, en achetant une partie de son capital. Généralement, il s’agit de startup innovantes, avec un fort potentiel. Au bout de 3 à 7 ans, les investisseurs revendent leurs parts et se rémunèrent sur la plue-value.

lea.davy2@gmail.com

Journaliste à Entrepreneurs Alsace. Traqueuse de sujets. Startup lover. Mon ambition ? Réconcilier les lecteurs/lectrices avec l'économie et contribuer à faire vivre l'écosystème alsacien avec la team Entrepreneurs Alsace. Parce que l'éco, c'est avant tout des gens qui se bougent 24/24 (pas les parachutes dorés)

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